Être aidant... aimer, donner... et parfois s'oublier

On ne choisit pas vraiment de devenir aidant.

On le devient par amour…
OU
Parce que quelqu’un compte…
OU
Parce qu’on ne peut pas faire autrement.

Alors on est là.
On accompagne. On soutient. On tient.

Souvent sans se poser de questions.

Et puis, petit à petit…

Les jours passent. Les responsabilités s’installent. Les habitudes aussi.

Et sans bruit, presque sans s’en rendre compte… quelque chose change.

On pense d’abord à l’autre. On organise autour de l’autre. On vit au rythme de l’autre.

Et soi… on passe après.

Ce qui se vit à l’intérieur

Il y a ce que l’on montre. Et il y a tout le reste.

La fatigue qui s’accumule.
Le mental qui ne s’arrête jamais.
Les émotions qui restent coincées.

Parfois …

de la culpabilité de ne pas en faire assez

de la colère qu’on n’ose pas dire

de la tristesse

ou simplement… un grand épuisement

Et cette sensation, que beaucoup d’aidants connaissent :

👉 ne plus savoir où l’on en est soi-même

On peut être aidant à tout âge

On imagine souvent les aidants comme des personnes âgées.

Mais la réalité est toute autre.

On peut être aidant à 35 ans. À 45 ans. À 55 ans.

Avec une vie à côté. Un travail. Une famille.

Et parfois… tout porter en même temps.

Et vous, dans tout ça ?

C’est souvent la question qu’on ne pose pas.

Parce qu’on n’a pas le temps.
Parce que ce n’est pas prioritaire.
Parce que « ce n’est pas grave ».

Et pourtant…

Vous comptez aussi…

Pas après. Pas plus tard.
Maintenant.

S’autoriser une pause

Prendre un temps pour soi peut sembler difficile.
Parfois même impossible.

Et pourtant, ce n’est pas un abandon. Ce n’est pas un égoïsme. C’est une respiration.

Une façon de continuer… sans s’épuiser complètement

Un espace pour déposer… sans avoir à expliquer

Dans certains espaces, il n’est pas nécessaire de tout raconter.

On peut simplement être là. Créer. Écrire. Assembler. Ressentir.

À travers l’art-thérapie, ce qui est à l’intérieur peut trouver un chemin.

Sans pression.
Sans jugement.
Sans devoir « aller bien ».

Et souvent… quelque chose se relâche… quelque chose se remet en mouvement

Ne pas rester seul(e)

On peut être entouré… et se sentir très seul.

Partager, même un peu, peut déjà alléger.

Se retrouver avec d’autres aidants,
c’est souvent se sentir compris sans avoir à tout expliquer.

Peut-être… juste pour vous

Peut-être que vous vous reconnaissez dans ces mots.
Ou peut-être pas complètement.

Mais si quelque chose résonne…
si vous sentez que vous avez besoin de souffler, ne serait-ce qu’un peu…

Alors peut-être que c’est le moment de vous accorder cet espace.

Sans culpabilité. Sans obligation.

Juste… pour vous.

Si vous ressentez ce besoin de faire une pause,
il existe des espaces pensés pour les aidants, dans des cadres ressourçants et bienveillants.

Des temps pour se déposer, se retrouver… et simplement respirer.

Découvrir les séjours répit pour les Aidants familiaux

Par ailleurs, il existe aujourd’hui de nombreuses structures qui accompagnent les aidants au quotidien.
Dans beaucoup de villes, des organismes comme les Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) proposent un soutien concret :

  • accompagnement dans les démarches
  • informations utiles
  • groupes de parole
  • ateliers divers gratuits et temps de répit

Se renseigner près de chez soi peut déjà être une première étape importante. Renseignez vous soit auprès de votre Mairie ou directement au CCAS.

Aujourd’hui il est réellement possible de ne pas rester seul(e) face à votre rôle d’aidant et toutes ses difficultés.

Isabelle de l’association IZART